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Dépistage du cancer du sein : s'informer

Prévention & actions sociales | Publié le 15 octobre 2021

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Savoir pourquoi le dépistage du cancer du sein est recommandé tous les 2 ans dès 50 ans, c'est pouvoir agir !

Le cancer du sein est à la fois le plus fréquent et le plus mortel chez la femme. Chaque année, 59 000 nouveaux cas sont détectés en France.

Plusieurs actions peuvent être mises en place afin de favoriser une détection précoce du cancer du sein. Plus le diagnostic est fait tôt, moins les traitements sont lourds et meilleures sont les chances de guérison. L’intérêt du diagnostic précoce est ainsi de mieux soigner, mais aussi de limiter les séquelles liées à certains traitements.

Il est important de s'informer avant de décider en connaissance de cause de réaliser un dépistage.

En cas de risque plus élevé, d’autres modalités de surveillance peuvent vous être proposées. Ces informations sur les modalités de dépistage et de suivi du cancer du sein ne remplacent pas une consultation médicale avec un professionnel de santé qualifié.
Quand on est une femme, qu’on a entre 50 et 74 ans, on reçoit une invitation à faire le dépistage du cancer du sein. Ce courrier contient un bon de prise en charge et la liste des radiologues du département agrées dans le cadre du programme de prévention national. Grâce à ce bon vous ne payez rien lors de la consultation et vous pouvez prendre rendez-vous chez le radiologue de votre choix. L’objectif est de pouvoir repérer une éventuelle maladie avant tout symptôme.

 

Il est naturel de s'interroger à ce sujet :

Le dépistage, à quoi ça sert ? https://youtu.be/Y-VyrNzeCik
La mammographie, mal ou pas mal ? https://youtu.be/4194uSn9KBQ
Le résultat : tout de suite ou plus tard ? https://youtu.be/_X54KMpgrIY
Le risque, 0 ou pas 0 ? https://youtu.be/LASM-KaVoIA
J’y vais ou je n’y vais pas ? https://youtu.be/TffgoFZhWZE

 

Le cancer du sein est une maladie multifactorielle. Plusieurs facteurs de risque jouant un rôle dans le développement d’un cancer du sein ont été identifiés :

  • Facteurs hormonaux et reproductifs ;
  • Antécédents familiaux ou personnels ;
  • Facteurs de risque liés aux modes de vie ou à l’environnement.

Toutefois, il existe encore des incertitudes quant au poids de plusieurs de ces facteurs dans le développement de ce cancer. Il reste difficile, à l’heure actuelle, de mettre en place une stratégie de prévention face au cancer du sein permettant de se protéger totalement et d’éviter le dépistage.


Plusieurs actions peuvent être mises en place afin de favoriser une détection précoce de ce cancer :

  • La consultation d’un médecin en cas de changements au niveau des seins : apparition d’une boule, d’une grosseur dans le sein ou sous un bras (aisselle) ; modification de la peau (rétraction, rougeur, oedème ou aspect de peau d’orange) ; modification du mamelon ou de l’aréole - zone qui entoure le mamelon - (rétraction, changement de coloration, suintement ou écoulement) ; changements de forme des seins.
    • Ces signes ne signifient pas nécessairement la présence d'un cancer mais doivent être signalés au médecin ;
  • Un examen clinique des seins (palpation), recommandé tous les ans dès l’âge de 25 ans. Cet examen rapide et indolore permet de détecter une éventuelle anomalie. Il peut être réalisé par un généraliste, un gynécologue ou une sage-femme ;
  • Une mammographie de dépistage (examen radiologique) associée à un examen clinique des seins, proposée tous les deux ans aux femmes de 50 à 74 ans en l’absence de symptôme apparent ou de facteur de risque. Une échographie complémentaire peut être proposée si nécessaire. Dans le cadre du programme de dépistage organisé, mis en place depuis 2004 pour les femmes de 50 à 74 ans, les mammographies jugées normales font l'objet d'une seconde lecture systématique, par sécurité, assurée par un autre radiologue expert. Comme tout acte médical, le dépistage du cancer du sein présente des bénéfices et des limites, qu'il est important de connaître avant de prendre une décision ;
  • Des modalités de suivi spécifiques, en fonction de leur niveau de risque, pour les femmes présentant des antécédents médicaux personnels ou familiaux, ou certaines prédispositions génétiques.
  • Votre médecin, généraliste ou gynécologue, et le cas échéant votre sage-femme sont des interlocuteurs privilégiés pour répondre à vos questions sur le cancer du sein et son dépistage et vous orienter, en fonction de votre âge et de votre niveau de risque, vers la modalité de suivi la plus adaptée.

Le programme de dépistage en pratique :

https://youtu.be/d6lzgbREtEM

 


 

LES AVANTAGES ET INCONVENIENTS DU DEPISTAGE

Comme tout acte médical, le dépistage du cancer du sein présente à la fois des bénéfices et des limites. L’impact du dépistage sur la diminution de la mortalité par cancer du sein fait l’objet de débats, comme ses effets négatifs notamment en matière de surdiagnostic et de surtraitement.
La décision de s’engager dans une démarche de dépistage est un choix personnel : il est important de prendre connaissance des bénéfices et des limites de cette démarche de dépistage avant de décider ou non d’y participer.


Les avantages du dépistage

Un gain de temps sur la maladie

Le dépistage permet de repérer une lésion avant l’apparition de symptômes et notamment de détecter des cancers de plus petite taille et moins évolués, avant qu’ils ne soient palpables.

De réelles chances de guérison

Guérir d’un cancer du sein dépend de plusieurs facteurs dont l’âge, la taille et le type de la tumeur, le stade de la maladie (atteinte de la peau, nombre et situation des éventuels ganglions envahis, métastases dans d’autres organes). De manière générale, plus les cancers du sein sont détectés tôt et plus les chances de guérison sont importantes. La survie à 5 ans est de 99% pour un cancer du sein détecté à un stade précoce, elle est de 26 % pour un cancer métastasé.

Des traitements moins lourds pour une meilleure qualité de vie

Le traitement proposé pour traiter un cancer du sein dépend en partie du stade auquel il est découvert. Les cancers détectés à un stade précoce de leur développement permettent, en général, des traitements moins lourds et moins agressifs avec moins de séquelles (le sein peut être conservé plutôt que retiré, par exemple).

Un suivi régulier

Tous les deux ans, si vous avez entre 50 et 74 ans et ne présentez pas de facteur de risque particulier (antécédents personnels de cancer ou plusieurs cancers du sein dans votre famille), vous recevez systématiquement chez vous une invitation pour réaliser une nouvelle mammographie.

Un programme qui répond à des exigences de qualité strictes

En complément du contrôle systématique des mammographes, tous les six mois, le programme de dépistage organisé répond à des exigences de qualité strictes. Les professionnels de santé sont spécifiquement formés. Les clichés de mammographie jugés normaux sont relus par un second radiologue. Enfin, le programme est régulièrement évalué, afin de le faire évoluer en continu.

Un examen pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie

Dans le cadre du dépistage organisé du cancer du sein, la mammographie est prise en charge à 100 % par votre caisse d'assurance maladie, sans avance de frais de votre part. Si des examens complémentaires vous sont prescrits par le radiologue, leur prise en charge se fait dans les conditions habituelles de remboursement, c'est-à-dire à hauteur de 65 % sur la base du tarif conventionné.

 

Les limites du dépistage

Le diagnostic et le traitement de cancers peu évolutifs

Si le dépistage permet une détection précoce, il peut aussi présenter des inconvénients : le diagnostic et le traitement de cancers peu évolutifs. Dans l'état actuel des connaissances scientifiques, le diagnostic ne permet pas de distinguer les cancers qui vont évoluer, et qui sont majoritaires, de ceux qui évolueront peu ou n'auront pas de conséquences pour la femme concernée (10 à 20 % des cancers détectés). Pour ces cancers, qui n'auraient pas été découverts en l’absence de mammographie, on parle de « surdiagnostic ». Il est par nature inhérent à tout acte de dépistage. Par ailleurs, comme il n’est pas encore possible de prédire l’évolution d’une lésion cancéreuse au moment où elle est dépistée, il est souvent proposé, par précaution, de traiter l’ensemble des cancers détectés. Les chercheurs travaillent actuellement à identifier les cancers susceptibles d’être peu évolutifs pour proposer des traitements adaptés.

L'exposition aux rayons X

Comme toute radiographie, la mammographie expose à des rayons X. Ceux-ci, s’ils sont répétés, peuvent conduire à l’apparition d’un cancer que l’on appelle cancer radio-induits. C’est l’une des raisons pour lesquelles le dépistage est recommandé uniquement tous les deux ans et à partir de 50 ans si la femme n’a pas de de symptôme ou de facteurs de risque. Par ailleurs, après 50 ans, la composition des seins se modifie et les doses de rayons nécessaires à la mammographie sont plus faibles. Le risque de décès par cancer radio-induit est de l’ordre de 1 à 10 pour 100 000 femmes ayant réalisé́ une mammographie tous les 2 ans pendant 10 ans. Le nombre de décès évités avec le dépistage est largement supérieur au risque de décès par cancer radio-induit. À titre indicatif, si une femme suivait strictement la recommandation de participation au programme de dépistage organisé de 50 à 74 ans, elle réaliserait ainsi 13 mammographies. Son exposition aux rayonnements ionisants représenterait alors au total le quart de celle provoquée par un scanner abdominopelvien, acte très courant. Les mammographies représentent en France moins de 2 % de l’exposition totale de la population aux rayonnements ionisants. Par ailleurs, la dose moyenne d’exposition aux rayonnements ionisants pour une mammographie est six fois inferieure à la dose moyenne d’irradiation naturelle de la population générale en France par an et par personne (2,4 m Sievert pour les rayonnements naturels vs 0,4
m Sievert pour une mammographie de dépistage - données issues de l'IRSN, « Exposition de la population française aux rayonnements ionisants liée aux actes de diagnostic médical en 2012 ».  (Rapport PRP-HOM N°2014-6 et http://www.inrs.fr/risques/rayonnements-ionisants/exposition-aux- risques.html, consulté le 12/09/2018.).

L'apparition d'un cancer avant la mammographie suivante

Les cancers de l’intervalle sont des cancers qui surviennent entre deux dépistages. Ces situations sont rares. Pour 1 000 femmes qui réalisent un dépistage, moins de deux d’entre elles développeront un cancer de l’intervalle. N’hésitez pas à consulter un médecin si vous remarquez des changements inhabituels de vos seins entre deux dépistages.

Un temps d'attente d'environ 2 semaines avant les résultats définitifs

Si un premier résultat est communiqué immédiatement après la mammographie, la seconde lecture demande un délai supplémentaire, évalué à 15 jours environ.

Une source d'inquiétude

Lorsque la mammographie met en évidence des anomalies, des examens complémentaires sont nécessaires pour établir un diagnostic. Dans la plupart des cas, il s'avère que les anomalies découvertes sont bénignes et qu'il ne s'agit donc pas d'un cancer. On parle alors de faux positif. Cependant, l'attente des résultats définitifs peut être mal vécue.

 

A savoir :

- Le faux positif : dans la plupart des cas, il s’avère que les anomalies découvertes sont bénignes et qu’il ne s’agit pas de cancer. On parle alors de faux positif.

- Le faux négatif : rarement, un cancer présent peut ne pas être repéré. La double lecture des clichés de la mammographie permet de réduire le nombre de faux négatifs.

 

Sources :
www.e-cancer.fr
www.ameli.fr


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